Deux projets de RHU franciliens lauréats du programme Investissements d’Avenir

15 décembre 2017

Deux projets de Recherche Hospitalo-Universitaire en santé (RHU) franciliens de l'Inserm, KTD-Innov et QUID-NASH, font partie des lauréats de la troisième vague d'appels à projets du Programme d'Investissements d'Avenir.

Suite à la troisième vague d’appels à projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé » (RHU) lancée par le programme national d’État Investissements d’Avenir, dix projets de recherche ont été retenus (montant total porté à 74,5 millions d’euros) pour leur mise en place et déploiement au cours des prochaines années. 

Sélectionnés selon de multiples critères par un jury international (qualité scientifique, aspect innovant, perspectives prometteuses offertes par leurs retombées médicales et socio-économique), la plupart de ces projets comprennent une forte dimension tournée vers les technologies d’avenir. La plupart d’entre eux intègre par exemple l’utilisation du big data ou de procédés d’analyse génomique, afin de développer de nouveaux traitements thérapeutiques.

Parmi les lauréats 2017, deux de ces projets sont portés par des équipes franciliennes Inserm : le projet KTD-Innov, par Alexandre Loupy¹ (Unité Inserm U 970 – PARCC) et le projet QUID-NASH, mené par Dominique Valla² (Unité Inserm U 1149 – Centre de Recherche sur l’Inflammation / CRI).

KTD-Innov, pour mieux prévenir la perte de greffons rénaux

Pr Alexandre Loupy

KTD-Innov – acronyme de Kidney Transplantation Diagnostics Innovation – est dédié au diagnostic de précision du rejet de greffe chez des patients ayant bénéficié d’une transplantation rénale. Le projet est porté par Alexandre Loupy1, néphrologue à l’hôpital Necker et chef d’une équipe de recherche au Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris (Unité U 970 Inserm PARCC / HEGP). Le rejet du greffon rénal est en effet la cause principale d’échec des transplantations de rein. KTD-Innov vise ainsi à améliorer les diagnostics chez ces patients.

En pratique, ce consortium public-privé regroupant cliniciens, chercheurs et entreprises, a pour objectif de développer une solution intégrée de diagnostic en transplantation rénale associant des techniques de médecine moléculaire à des technologies d’information en santé (« healthcare IT ») pour assurer une surveillance de précision auprès des patients après une transplantation rénale.

QUID-NASH : vers un diagnostic plus complet des stéatoses hépatiques

Pr Dominique Valla

Le terme NASH désigne la stéatose hépatique non-alcoolique³, pathologie se traduisant par un dépôt anormal de lipides dans le foie non lié à une consommation excessive d’alcool. Son développement est souvent corrélé à un diabète de type II, et peut évoluer vers des cirrhoses ou de cancers du foie dans les cas les plus graves.

Le projet QUID-NASH, mené par le Pr. Dominique Valla, hépatologue à l’hôpital Beaujon et chercheur au Centre de Recherche sur l’Inflammation (Unité U 1149 Inserm – CRI), a pour objectif de développer une technique de biopsie virtuelle pour garantir un meilleur diagnostic des patients. Celle-ci devra permettre de mieux reconnaître et quantifier les lésions associées à une NASH (inflammation, fibrose, ballonisation…).

Associant les milieux académique, hospitalier et les entreprises (dont des start-up et des PME), les projets RHU contribuent au renforcement des collaborations entre les secteurs publics et privés tout en faisant avancer la recherche en santé.

Lire le communiqué de presse

¹Centre de Recherche sur l'Inflammation (CRI), Unité U 1149 Inserm

²Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris (PARCC), Unité U 970 Inserm

³Plus d'informations sur la stéatose hépatique sur le site de l'Inserm


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