Les Apprentis Chercheurs en Ile-de-France – Épisode 2 : PARCC

28 mars 2018

C’est au PARCC (Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire – unité Inserm 970) que nous avons continué notre visite des équipes franciliennes accueillant des Apprentis Chercheurs dans leurs locaux. Pour rappel, ce dispositif de médiation - conçu par L’Arbre des Connaissances – ouvre les portes de laboratoires à des collégiens et lycéens afin de les sensibiliser à la recherche autour d’un projet scientifique qu’ils mènent tout au long de l’année.

Au PARCC, l’action est localement coordonnée pour l’Inserm par Muriel Delacroix (gestionnaire et coordinatrice communication) et Nabila Bouatia-Naji (chargée de recherche). C’est en leur compagnie que nous sommes allés à la rencontre des quatorze collégiens et sept lycéens encadrés dans des équipes de recherche Inserm.

« Une nécessité de montrer ce qu’est la recherche »

Notre visite débute par l’équipe de Ziad Mallat et Alain Tedgui, directeur du PARCC. Ce groupe de recherche mène des travaux en lien avec l’immunité innée et adaptive dans le cadre de maladies vasculaires. Alice, assistante ingénieure en gestion animalière, et Nada Joe, doctorante en 2ème année de thèse, y encadrent Siham, en classe de 1ère au lycée Claude Bernard, ainsi que Mariam et Agnès, en 3ème au collège André Citroën.

Pour Agnès, très intéressée par les sciences, devenir une Apprentie Chercheuse était avant tout l’opportunité de mieux se renseigner sur les choix d’orientation possibles et de mieux se rendre compte du travail accompli dans un laboratoire au quotidien. C’est d’ailleurs après avoir assisté aux présentations de ses camarades lors du congrès de l’an passé qu’elle s’est décidée à candidater cette année.

De son côté, Siham explique : « C’est une vraie chance de pouvoir prendre part à cette action, tous les lycées n’ont pas été sélectionnés pour participer à ce projet ». Une implication qui lui permet de réaliser plus de travaux pratiques et de manipulations, pas assez présentes à son goût au lycée.

Nada Joe, quant à elle, se montre ravie de pouvoir encadrer de jeunes élèves : « J’aimerais par la suite devenir enseignante-chercheuse, cela est donc un bon exercice de vulgarisation, cela nous oblige à expliquer les choses de manière accessible ». Cet investissement de temps et de travail représente pour elle un avantage important : sa participation aux Apprentis Chercheurs lui permet de valider des heures de formation, requises pour la validation de son doctorat.

Elle complète : « Je pense qu’il y a une réelle nécessité de montrer ce qu’est la recherche en laboratoire, surtout pour les plus jeunes, afin de casser les clichés et démystifier cet environnement, expliquer ce qu’on y fait et l’utilité de notre travail ». 

Un objectif sur la bonne voie, à en croire Roxane et Ariane, encadrées par Marion, ingénieure d’études au sein de l’équipe de Chantal Boulanger, et future directrice du PARCC, dédiée à l’identification de biomarqueurs dans des cas de maladies vasculaires. Pour elles, « participer à ce projet nous a permis de mieux réaliser le travail qui se fait dans un laboratoire, c’est assez différent de ce qu’on s’imagine quand on est en classe ! ». 

« Transmettre de nouvelles connaissances »

Dans cette même équipe, Pierre-Michaël, post-doctorant, guide un autre trinôme constitué d’Estelle et de Sarah (en 3ème) ainsi que de Laurent (1ère S), avec l’aide de Shruti, doctorante anglophone.

Pierre-Michaël nous explique avoir eu connaissance de ce dispositif par le bouche à oreille qui s’est opéré entre collègues au fil du temps. Peu familier avec l’exercice de la médiation, il raconte : « D’une certaine manière, on apprend à mieux communiquer et expliciter nos propos pour les jeunes, même avec les collègues au quotidien. Vulgariser n’est pas toujours évident, mais très intéressant, et cela nous donne l’opportunité de transmettre de nouvelles connaissances, et pourquoi pas susciter des vocations ? ».

Collégienne, Estelle explique que l’an dernier, les Apprentis Chercheurs de son collège sont venus présenter leur projet et le dispositif, ce qui lui a donné envie de s’y impliquer. Par ailleurs, elle apprécie d’échanger en anglais : « c’est un bon entraînement, ça nous motive encore plus à venir au laboratoire ».

Un avis partagé par Fouad, élève de 1ère S et membre d’un trinôme accueilli au sein de l’équipe de Xavier Jeunemaitre, à laquelle appartient Nabila Bouatia-Naji : « Être Apprenti Chercheur m’a permis de découvrir un nouvel environnement, avec des enjeux dont je ne me doutais pas au départ ! Par ailleurs, je trouve stimulant d’évoluer sur un projet spécifiquement pensé pour nous, les gestes à adopter et les consignes à respecter sont les mêmes que celles des membres de l’équipe, on se sent autant impliqués que possible. »

Le mot de la fin…

C’est une douzaine d’Apprentis Chercheurs qui est accueillie cette année au PARCC. Nabila Bouatia-Naji juge cette action très importante : « c’est presque un devoir de communiquer sur nos travaux, cela permet au public de mieux comprendre notre activité de façon claire ».

Notre visite des laboratoires Inserm participant avec les Apprentis Chercheurs continuera au prochain épisode à l’Institut Biomédical de Bicêtre !

Références

Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire (PARCC)

Le dispositif Apprentis Chercheurs


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