Santé et confinement : des enquêtes publiques pour faire avancer les connaissances

17 avril 2020

Face à la pandémie de COVID-19 qui sévit en France depuis quelques mois, la communauté scientifique doit relever des défis de grande envergure en recherche biomédicale fondamentale et clinique, mais aussi en santé publique. En Île-de-France, plusieurs laboratoires de l’Inserm rejoignent l’effort de lutte général en développant des enquêtes ambitieuses auxquelles vous pouvez participer ! Découvrez quelques exemples de projets en cours ; d'autres actualités viendront bientôt s'ajouter sur notre site. 

Les laboratoires franciliens se mobilisent

Face à la crise sanitaire liée au COVID-19 et depuis le début du confinement le 17 mars 2020, les initiatives de recherche en santé publique se multiplient sur l’ensemble du territoire. Parmi ces actions, certaines s’intéressent aux conséquences de la pandémie à travers différents angles : les rapports sociaux, les aspects psychologiques et cognitifs…

À l’échelle francilienne, plusieurs unités de l’Inserm ont également pris part au mouvement. Les équipes concernées proposent au public de participer à la recherche afin de mieux connaître et prévenir certains effets de la maladie et du confinement. En effet, la compréhension de ces phénomènes est essentielle pour combattre avec efficacité la propagation du virus, mais surtout pour prévoir les plans de santé publique « post-confinement ».

Des enquêtes au service de la société

Pour contribuer aux efforts de recherche et ainsi soutenir le développement des connaissances en lien avec les conséquences du COVID-19 et du confinement, vous pouvez participer aux enquêtes épidémiologiques mises au point par les laboratoires franciliens de l’Inserm.

1. Enquête « Le temps confiné »

Laboratoire : NeuroSpin (unité Inserm 992 / CEA / Université Paris-Saclay)
Thématique : « La situation de confinement change-t-elle notre rapport au temps ? »

Cette étude, menée par Virginie Van Wassenhove de NeuroSpin, vise à examiner les effets que la distanciation physique et sociale imposée par la crise sanitaire engendre sur notre rapport au temps.

Pour participer, c’est par ici

2. Enquête « COPACO-Eu20 »

Laboratoire : Institut Mondor de Recherche Biomédicale (unité Inserm 955 / Université Paris-Est Créteil)
Thématique : « Quelle perception individuelle du confinement selon notre âge ? »

Ce projet, porté par Cynthia Engels de l’équipe Clinical Epidemiology And Ageing (CEpiA) de l'IMRB, consiste à étudier la manière dont les mesures de confinement affectent le quotidien des individus en fonction de leur génération.

Pour participer, c’est par ici

3. Enquête « SAPRIS »

Laboratoires : Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (unité Inserm 997 / CNRS / EHESS / Université Paris 13) et Institut Pierre Louis d’Épidémiologie et de Santé Publique (unité Inserm 1136 / Sorbonne Université)
Thématique : « Santé, perception, pratiques, relations et inégalités sociales en population générale pendant la crise COVID-19 »

Cette étude, menée par Nathalie Bajos de l'IRIS et par Fabrice Carrat de l'IPLESP, a pour objectif d’identifier la compréhension et la mise en application des recommandations et mesures associées à la crise sanitaire au sein des populations générales. Pour ce faire, l'enquête s'appuie sur la participation des membres de cinq grandes cohortes nationales : Constances, Étude familiale E3N-E4N, Elfe, Epipage 2 et NutriNet Santé.

Pour en savoir plus, c’est par ici

Pour participer à l'étude NutriNet Santé :Quels sont les impacts de l'épidémie COVID-19 ou du confinement sur votre alimentation et votre activité physique ?  c'est par ici

4. Enquête « COMPRI »

Laboratoire : Épidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables (unité Inserm 1123 / Université de Paris)

Cette étude, portée par Karine Chevreul et Maria Teixeira de l’ECEVE, vise à renseigner les représentations de l’épidémie, de la maladie, mais aussi la perception du risque et des mesures de prévention pour comprendre les facteurs les ayant modelées. Le projet se décompose en deux phases :

  • La première phase, débutée le 23 mars dernier, se concentre sur une étude qualitative longitudinale réalisée par le biais d’entretiens téléphoniques au cours de la durée du confinement ;
  • Par la suite, à partir des données récoltées pendant les entretiens réalisés, un questionnaire sera élaboré et sera diffusé auprès de la cohorte Constances.

Cette enquête apportera des éléments scientifiques qui alimenteront les décisions publiques portant sur les mesures de prévention et leur mise en œuvre en cas de nouvelle crise sanitaire.

Mais les efforts ne s'arrêtent pas là : d'autres projets de recherche en santé publique ou initiés dans divers champs — tels que la virologie, l'immunologie, etc. — seront prochainement présentés.


Retour à la liste des actualités
^ Haut de page
Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes